Solivage bois : choisir et dimensionner sa structure
Section, entraxe, essences, fixation : tout ce qu'il faut savoir pour concevoir un solivage bois solide, durable et conforme à l'Eurocode 5.
Le solivage est la colonne vertébrale d'un plancher bois. Mal dimensionné, il flèche, vibre, craque, parfois cède. Bien conçu, il dure plus d'un siècle. Voici les bases à connaître pour aborder un projet de solivage avec sérénité.
Solivage, lambourdage : quelle différence ?
- Solive : pièce horizontale principale, qui repose sur les murs porteurs. Elle porte le plancher. Sections courantes : 6×17, 8×20, 8×23 cm.
- Lambourde : pièce secondaire, fixée sur les solives ou sur une dalle, pour recevoir les lames de parquet ou les panneaux OSB. Sections : 5×7, 6×8 cm.
- Fourrure : petit tasseau utilisé pour rattraper un faux niveau ou créer un vide technique.
Le mot « solivage » désigne l'ensemble structure portant le plancher.
Choisir l'essence de bois
Pour un solivage neuf, deux familles dominent :
- Résineux traités classe 2 (sapin, douglas, épicéa) : économiques, faciles à mettre en œuvre, durée de vie 60-80 ans en intérieur. C'est le choix par défaut pour la plupart des chantiers.
- Lamellé-collé (épicéa LC ou GL24H) : plus cher mais permet des grandes portées sans pilier intermédiaire et une stabilité parfaite. Recommandé dès qu'on dépasse 5 m de portée libre. Le GL24H (résistance flexion 24 MPa, lamellé-collé homogène certifié EN 14080) est le standard du marché en France. Sections courantes 120×240 et 120×360 mm chez les distributeurs spécialisés (type Barillet, Wolseley, Point.P matériaux).
Le chêne, traditionnel, est aujourd'hui réservé à la restauration patrimoniale ou à des solivages apparents valorisés.
Calculer la section : la règle simplifiée
Le dimensionnement précis suit l'Eurocode 5 et tient compte de la portée, des charges (permanentes + d'exploitation) et de la flèche admissible. En pratique, pour un plancher d'habitation classique (charge 250 kg/m²) :
| Portée libre | Section solives | Entraxe |
|---|---|---|
| 2,5 m | 6 × 17 cm | 50 cm |
| 3,5 m | 8 × 20 cm | 50 cm |
| 4,5 m | 8 × 23 cm | 50 cm |
| 5,5 m | Lamellé-collé 8 × 28 cm | 50 cm |
| 6 m | Lamellé-collé GL24H 100 × 320 mm | 50 cm |
| 6,5 m+ | Lamellé-collé GL24H 120 × 360 mm | 50 cm |
Important : ce tableau est indicatif. Tout chantier mérite un calcul de structure formel, surtout en présence de charges exceptionnelles (cloisons lourdes, baignoire, piano…).
Les fixations : sablières et étriers
Les solives ne reposent pas directement sur la maçonnerie. Quatre techniques :
- Sablière en bois : poutre horizontale fixée au mur, sur laquelle reposent les solives. Méthode traditionnelle.
- Étrier métallique galvanisé : sabot fixé au mur (chevilles, scellement chimique) qui reçoit la solive. Solution moderne très répandue.
- Muralière scellée chimiquement sur béton : pour les chantiers où la structure porteuse est en béton banché, on fixe une muralière bois (45×120 mm minimum) à l'aide de tiges filetées M12 ancrées chimiquement (scellement résine époxy, perçage ø14 mm, profondeur 250-300 mm). Espacement standard 1,2 à 1,5 m. La muralière reçoit ensuite les étriers ou supporte directement les solives par sabots. C'est la technique de référence en rénovation lourde sur dalle béton.
- Encastrement dans la maçonnerie : technique ancienne, à proscrire en neuf à cause des risques d'humidité.
Quelle que soit la solution, prévoyez toujours une bande résiliente (feutre bitumeux ou caoutchouc) entre la solive et l'appui pour limiter les transmissions sonores.
Isolation et acoustique
Entre les solives, on glisse de l'isolant (laine de bois, ouate de cellulose, laine de verre…). Pour limiter le bruit d'impact (le fameux "claquement de talons à l'étage"), on combine :
- Isolant épais entre solives
- Bande résiliente sous solives et entre solivage / panneaux : par exemple Phaltex (Steico) en 5,5 mm, densité ~250 kg/m³, ΔLw ≈ 18 dB. Feutre bitumeux 4 mm en alternative économique.
- Plafond suspendu avec laine minérale (côté étage inférieur)
C'est cette combinaison qui distingue un plancher silencieux d'un plancher qui résonne.
Tarif d'un solivage par Make Bois
La pose d'un solivage neuf démarre à partir de 70 €/m² pose comprise :
- Études et calculs de structure
- Fournitures bois (résineux traités ou lamellé-collé)
- Pose, étrierage, isolation phonique de base
- Évacuation et nettoyage de chantier
Avec ajout du plancher OSB en surface, à partir de 100 €/m² pose comprise. Voir notre guide pose plancher OSB.
Reprise de solivage ancien
Dans les bâtisses anciennes, nous intervenons régulièrement pour remplacer des solives attaquées par les insectes xylophages, l'humidité ou la mérule. Le diagnostic préalable est crucial : il détermine si une réparation ponctuelle suffit ou si tout l'étage doit être déposé.
Make Bois conçoit, calcule et pose des solivages neufs et reprend des structures anciennes dans toute la région Centre-Val de Loire. Demandez votre devis gratuit après visite technique sur site.
Un projet de parquet ?
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